
Depuis que Cyrille m'en a parlé, je ne dors plus. LE QTVR... marrant comme certains mots ouvrent des dimensions parallèles dans les recherches de google. Si vous n'avez jamais fait l'expérience, il faut essayer le mot WAREZ...lol! L’underground en un clic de souris. Un autre mot continue à me faire découvrir des choses incroyables: DIY... qui est le sigle de (Do It Yourself...). Mais retournons a nos moutons. Ah....Le QTVR... le sigle lui même n'apporte pas d'élément de compréhension substantiel, une petite explication s'impose. Il s'agit de panoramas montés ensembles qui permettent de se déplacer dans toutes les directions. L'effet est saisissant. Je dois encore travailler ma technique avant de pouvoir en placer un dans SDTF, mais quelle excitation! Et vous? Qu’est ce qui vous excite en ce moment?
A voir: ICI
On continue notre exploration du Shanghai ancien, avec ces ruelles étroites ou se presse une foule incroyable de petits artisans. Je pense que c'est l'image que se font les Européens de la Chine encore aujourd'hui. En tout cas c'est l'image que j'avais de la Chine avant de venir et de découvrir une toute autre réalité. En vérité il faut aller les chercher ces photos qui se font de plus en plus rares. Urbanisation délirante, telle un ogre qui dévore tous les vieux quartiers de ses pelles mécaniques. Toute une partie de l'histoire de la ville disparait. Il parait que c'est le progrès, et que tout le monde vivra mieux. C'est sûrement vrai, mais je suis quand même égoïstement un peu déçu de ne plus pouvoir déambuler dans ces ruelles à taille plus humaines que les grandes tours de verre qui remplaceront bientôt ce petit bordel ambiant. Il parait que les gens qui vivent ici auront plus de confort dans les nouveaux appartements que l'on construit en banlieue pour les parquer...mais n'y perdront ils pas leurs âmes? Toutes ces choses que nous appelons "confort" nous rendent elles réellement plus heureuse? Je commence à en douter en fait...

Il suffit de faire un petit tour en ville pour se rendre compte de l'effervescence qui entoure le nouvel an Chinois. On se prépare pour les grandes vacances... Retour au bercail pour la majorité des pèlerins. Pour ceux qui restent sur Shanghouse, il faut faire avec les moyens du bord. On sèche un max de poisson à l'air libre, entre les culottes de madame. Mais aussi pas mal de poulets... A l'heure ou l'Angleterre essaye de cacher la merde au chat, nos pèlerins font des réserves aviaires hallucinantes, séchées au bon dioxyde de carbone de Santana. Arf. Ca donne des photos bien space, presque gores, ou la pauvre vendeuse disparait derrière des tonnes de viscères de poulets...Je me demande bien comment tout cela va finir en cas d'épidémie...Mais on fait comme tout le monde ici: "jusque la tout va bien...". La politique de l'autruche pour la grippe aviaire semble s'imposer. La même insouciance que mes ballerines a l'arrière des scooters. Ca passe ou ca casse. Fatalistes les Shanghaiens?
Grosse lassitude à la terrasse des cafés de Xintiandi par un après-midi ou la température est bien surprenante ces derniers jours... Radeau de la méduse. Tuer le temps, en attendant la frénésie de cet endroit quand vient la nuit. On se bousculera pour s'assoir à ces terrasses, ou l'on dépense le salaire mensuel de la serveuse en une soirée... Société patriarcale ou il y a toujours un ancien qui "sait" ca évite de se poser trop de questions...

"how can you see into my eyes like open doors
leading you down into my core here I’ve become so numb without a soul my spirit sleeping... somewhere cold until you find it there and lead it back home" De temps en temps il est salutaire de s'écouter un petit "bring me to life" d'Evanescence... Juste pour le plaisir. Pour ne pas perdre pied, et croire qu'il n'y a plus de limites. On peut perdre les pédales dans ce pays... Facilement...
Dès que l'on peut s'échapper de la mégapole, la vie prend une tout autre tournure. Plus humaine, moins artificielle. Le contraste est saisissant, les choses sont ici comme on les a laissés au siècle dernier. Aux racines de cette culture millénaire. Fascination. Vieux matériaux, dont la noblesse rassure. Plus de métal froid, plus de béton déshumanisé. J'aime ces petits villages plus modestes. La vie y est probablement moins confortable, mais ces gens ne sont probablement pas esclaves de leurs emails de ce côté de la ville...Pas de néons, une vie simple. Shanghai a ces deux facettes, et en me promenant sur les pages de ce blog, j'ai soudain eu l'impression que Shanghai n'était qu'une ville ultra moderne déconnectée de son temps. J'aime aussi ces petites rues odorantes, et paisibles. Je suis content que mes parents nous rejoignent pour le Nouvel An chinois. Ils pourront découvrir avec leurs petits-enfants la réalité de ces photos. Avec nous. Grâce à nous.

On pourrait croire que le printemps est arrivé...Envie de douceur. 20 degrés en fevrier a Shanghai ca se fête! Il fallait bien une grande photo pour marquer le coup...
J'ouvre officiellement mon site aux autres bloggers de la Megapole pour enrichir Shanghai DTF avec des points de vue décalés par rapport aux sujets habituels du blog. Seule contrainte, fournir une photo de qualité pour illustrer le texte. Voila. C'est simple et convivial: si vous souhaitez profiter de l'audience de SDTF, laissez moi un petit com et hop vous verrez votre article en ligne! a bientot je l'espere... C'est Nicolas du blog :"blog toujours tu m'interesses", qui propose sa prose, Merci Nico pour cette très bonne photo bien dans l'esprit du blog
, njoy...
The Masters
A Shanghai pour vous déplacer vous avez le choix entre vos jambes, les vélos, les charettes, les bus, le métro, les moto-taxi et les taxis... Appelés "cheufou", cela veut dire chauffeurs,mais aussi maîtres en chinois.
Le budget lorsque vous en prenez un est assez dérisoire, 11 kuai la course de base (3km) et 2 kuai le kilomètre supplémentaire. C'est que j'ai payé pour faire 10 minutes de trajet à Paris (20 euros), m'aurait permis de faire tout le tour de Shanghai.
Pour être de ne pas être tombé dans un tacos au noir vérifié qu'il a bien sa petite pancarte qui affiche sa photo (difficilement reconnaissable parfois) et son expérience indiquée par des étoiles. En gros : pas d'étoile veut dire que vous êtes tombé sur un bleu qui va vous sortir la carte de Shanghai pour trouver son chemin, 2/3 étoiles ca commence à être un bon et 4 étoiles (voire 5) le chauffeur parle anglais mais cela doit être un mythe, j'en ai jamais vu...
Après avoir annoncé votre destination,qui peut ne pas être la bonne à cause du ton employé..., le chauffeur met en route le compteur et là vous avez le droit à peu près au même discours comme quoi, il faut mettre sa ceinture, mais si vous êtes devant le chauffeur vous sort le regard qui dit "Ah bah t'as pas confiance en moi..." et si vous êtes derrière, il est impossible de s'attacher car pas de ceintures...
Ensuite où bien vous avez droit au chauffeur qui se prend pour Schumacher, qui dépasse dans tous les sens, qui prend la corde de chaque virage et qui freine au dernier moment ou bien vous avez le droit au gars qui accélère par petits coups et au bout de quelques minutes cela devient très énervant. Rassurez-vous, vous pouvez aussi tomber sur le gars qui a eu son permis ailleurs que dans une pochette surprise et qui vous emmène où vous voudrez dans de bonnes conditions...
Ce week end il y avait dans la ville juste ce qu'il faut de lumière. cette lumiere d'hiver qui glace, et écrase tout. Cette jeune fille avait l'air très concentrée sur le choix de ses bijoux. j'aime la lumière qui éclaire juste son visage. Comme une caresse.J'ai pris la liberté de changer un peu le style des photos du blog en mettant des mini histoires en deux photos. Juste une idée comme ça, histoire de faire évoluer les choses. (Carino, tu sabes porque...verdad?). J'espère que le concept saura vous séduire.
Moi je sature? qu'est ce qui vous fait croire ça? Non c'est juste qu'il faut se réhabituer à tout...