Encore un voyage en Asie et encore des surprises... La cote sauvage de l'est de la Malaisie cache des tresors dans sa jungle tropicale. Quelle bonheur de decouvrir cette cascade du cote de kuantan. Un petit cote hollywood chewing gum, mais tellement rafraichissant...Des singes partout dans les arbres. Premier contact avec cette foret prehistorique qui redonne gout a une nature perdue dans les grattes ciel de Shanghai. Il faut ressentir l'intense vie grouiller au coeur de cette foret pour comprendre sa fragilite. le moment etait tout simplement beau.
Le premier truc qui frappe en arrivant à Tokyo, au-delà de la saisissante propreté générale, c'est le silence ambiant. Quand on débarque tout droit de l'énorme ogre qu'est Shanghai, on se surprend à tendre l'oreille pour guetter le bruit d'un klaxonne ou un de ces énormes camions tout crasseux qui fendent le trafic au mépris de toutes les règles. Mais rien. Un calme insolite pour une fourmilière en cravate qui grouille noir de monde tôt le matin jusque tard le soir. Une fois ce premier choc passé, on se plait a redécouvrir une vie plus paisible, mais aussi beaucoup plus (trop?) aseptisée. Je pensais me retrouver dans une BD d’Akira avec une ville futuriste toute en hauteur, buildings de verre et tout. Mais il n’en est rien. Tokyo est une ville de lilliputiens qui vivent dans des espaces tout petits. Et tout va avec : la voiture de oui-oui pour rentrer dans le minuscule garage, les petites assiettes pour manger une sorte de nourriture qui nourrit pas son homme…genre nouvelle cuisine version tout a le goût de poisson. Et ces interdictions ! il y est interdit de fumer dans les rues…a grand renfort de panneaux explicatifs ou l’on distingue clairement une petite fille blonde ( saloperie d’étranger…) avec une grosse croix dessus genre « classe - pas classe » on est submergé de directives. J’aime quand les Japonais me fond ce signe désespéré en mettant leurs bras en croix devant ma face genre : Impossible !, ne pas faire !, pas bon !, non ! non ! non !. Alors je les regarde avec mon air bête de Chinois, et je sors un « wo ting bu tong » (littéralement en Chinois : Je t’entends mais je ne te comprends pas…) et je continue ce que j’étais en train de faire…Leur visage alors se décompose et c’est l’irréparable. J’aime cette petite maison jaune, elle résume assez bien l’état d’esprit de celui qui est dedans…Etroite la maison…
L'extreme Orient reserve des surprises au voyageur... Meme lorsque l'on a l'impression d'avoir tout vu! Une semaine fantastique en decouvertes. Au Japon toutes les valeurs sont a nouveau remelangees, et les cartes redistribuees... Un festival de sensations nouvelles, de couleurs. J'aime mettre en perspective tout ce que je croyais aquis pour toujours et decouvrir qu'au fond il n'en est rien. Tokyo dans ta face, un melange de futurisme, et de traditions. Un petit arriere gout de Suisse, une bonne dose de regles et de conventions si lourdes a trainer. Chaque Japonais semble devoir charier un gros baluchon, melange de traditions seculaires, d'obligations sociales, et de strictes regles de vie en societe... Le tout le plus souvent sur de freles chevilles perchees sur des talons hauts. Les genoux deformes par des annees de position assise sur un tatami... Nous sommes loin du bordel ambient chinois, ou ma fois, je retourne avec delice a ma liberte!
De retour dans l'ambiance moite de la Malaysie pour toute la semaine. Un bol d'air pur quand on habite une des villes les plus polluees du monde. Omnipresence du vert, de la nature. Meme si je passe le plus clair de mes journees enferme dans le bruit monstrueux d'une usine, ja'i plaisir a profiter des soirees moites. A rencontrer des gens au hasard de mes ballades nocturnes. Toujours quelqu'un avec qui discuter. Hier, dans un magasin, je croise trois indiens qui etaient afaires a remplir leur grille de pronostics pour la coupe du monde (et oui le fleau est planetaire...) Du coup on a passe une bonne heure dans l'echoppe encombree a discuter du potentiel de chacune des equipes...encore des joueurs, comme les chinois. Ca occupe. Apres ils m'ont entraine dans le Serembam by night. Pour une ville miserable c'etait sureealiste, d'atterire dans un resto indien craspeque et s'enfiler des trucs plus epices les uns que les autres...tout le monde se marrait, en bouffant avec les doigts. On a fini quelques bieres avant de se separer comme on s'est rencontre, dans le bonne humeur. Un peu plus loin j'ai tape la discute avec un autre indien bien efemine qui se serait bien tape un petit blanc. "Oh you are so awnsome..." j'ai toujours plus au homos. mais lui il etait top: la grande folle. je lui ai dit que je preferai les filles...il etait un peu triste...comme quoi, l'aventure est au coin de la rue!
De retour de la capitale...5 jours dans l'enfer de la grande ville. Avec les copains japonais, ce a ete le choc. Fallait vraiment etre des gros masos pour aller se mettre sur la place Tiennanmen un 1er mai. Comme si le peuple chinois tout entier s'y etait donne rendez vous. La place est grande, comme les avenues immenses, le decor est Stalinien. Imeubles pas droles et massifs. "Grand" donc c'est le premier adjectif qui nous est venu a l'esprit. Ensuite on sent presque tout de suite une forte presence de l'autorite partout. Flics a tous les coins de rue, chauffeurs de taxi qui ne peuvent pas s'arreter partout, militaires plus ou moins discrets...Il faut filer droit ici. l'ordre doit regner. Opression que l'on ne ressent pas du tout a Shanghai la liberale...et le troisieme adjectif qui nous est venu a l'esprit c'est: sale. Poussiere partout, un halo de polution encore plus opaque qu'a Shanghai, ou la presence de la mer empeche un peu la stagnation du bordel. Bref on a adore. La cite interdite sous le cagniard etait surrement le point culminant de notre passage dans le coin. hordes de touristes qui avaient plus envie de faire des photos de nos six enfants que des imposants murs rouges qui protegeait l'empeureur de la pauvre vie du peuple... plutot imposant comme baisodrome. il fallait les loger les concubines... plutot classe comme lupanard geant, un peu mytho surrement mais classe...a part des murs rouges on ne voit pas grand chose a la cite interdite. mais un mur ca peut etre tres beau peint en rouge...
Il a fallut pas mal d'énergie pour bouger de notre léthargie et mettre le nez en dehors de notre hôtel. Sur les conseils d'un copain, direction Nanshan. La route est chaotique. Sortit du cadre cosy de l'hôtel, cette région très rurale de la Chine contraste a merveille. Route défoncée et chauffeur énervé, tout va bien, nous sommes en Chine. Il emploi la technique dite du chasse neige: il utilise son klaxonne comme lame virtuelle et ainsi déblayer la masse des motos et vélos... quelques chansons plus tard nous voila a la terrasse d'un aquarium géant plein de poissons . Le local nous conseille un poisson en particulier...belle bête...a l'aide d'un filet il le fait sauter hors de l'eau. Les enfants forment un cercle autour de ce très gros poisson qui se trémousse, pas du tout a son aise hors de son bocal. Les regards sont dubitatifs. De nul part, il sort brusquement un gourdin et en flanque un bon coup sur la tête du poisson. Son agonie est de courte durée, puisqu'il lui colle encore un bon coup derrière les ouïes pour l'achever. Paul est immobile. bouche ouverte. il ne comprend pas. ça ne fait pas partit de son univers, pourtant le brave homme vient du tuer ce gros poisson devant lui. ça calme.Remise en route pour notre statue de bouddha géante. A l'arrivée, un petit train nous ballade parmi les temples et les buissons taillés (oui je sais Elise c'est moins classe que "art topiaire", mais je trouvais ça un peu pompeux a placer ici... ;-) ça ne va pas trop avec les coups de gourdin...) . Sur notre chemin quelques touristes chinois se sont risqué a payer l'entrée et se pressent pour leurs dévotions. Nous croisons mon ami moine, prudence il cache peut être un gourdin dans sa manche...
Arrivée a Sanya...La famille est défaite, on aurait dit un remake du radeau de la méduse version tout le monde est malade...Petites mines et peu d'entrain pour ces vacances qui s'annoncent autant nécessaires que salutaires. Les filles ont pris l'option gémissements, les garçons l'option "je descends dans ma caverne"... Résultat le verre est a moitié vide, et le magnifique hôtel de luxe ou nous avons échoué nous semble bien misérable. La mer est belle, mais le ciel plein de nuages menaçants et un vent a décorner les dragons souffle en permanence. Nous arrivons épuisé après 9 mois en Chine. Le soleil saura t il remettre tout le monde en forme? En Chine il faut savoir dire stop et se poser. en douceur.
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"Egaré dans la vallée infernale, drargonrider contre tous chacals...", la Malaisie c'est pas la jungle Birmane mais presque! depuis le temps qu'on en parle...Je tombe, a la faveur d'une ballade en plein canniard, sur un truc qui va faire baver julien D dit westalino...un Criquet de la taille de ma main! un beau bout de barbaque. Le truc de taille serieuse, planqué dans un cacaotier. Bien sur je me demande tout de suite comment pouvoir ramener la bete! et je realise en l'attrapant délicatement que les criquets, ben ca ne chante pas...Et du coup je suis un peu perturbé sur la difference entre le criquet et le grillon. En tout cas celui la c'en est un qui vole avec une double série d'ailles profillées sur le dessus. C'est le modele camouflage "banane"jaune et noir. Finalement il a reussi a echapper a ma vigilance et s'est envolé bruyamment...Avec cette photo je met du meme coup un peu de vert sur ce blog qui en a bien besoin! |
Découvrir la Malaisie, c'est avant tout découvrir tout un monde de couleurs et de saveurs. La cuisine est a l'image de son peuple, un savant mélange de cultures, ou chacun a apporté avec lui le meilleur de sa cuisine. On mange Indien, Chinois du sud (cantonnais principalement),Thai... un festival de nouvelles sensations gustatives. Des plats colorés, relevés des milles épices. Aucun transit intestinal normalement constitué ne peut bien entendu résister a un tel traitement, et ces aventures gastronomiques ont mis a rude épreuve mon pauvre estomac. Transformé en machine a laver, position essorage, le plaisir reste entier jusqu'au bout du transit. la mise en équation est simple: Epices = muqueuses en feu...toutes les muqueuses Mais au diable ces considérations quel plaisir de partager ses repas avec des gens si agréables, sur une terrasse ombragée. Ici on mange toute la journée, et la physionomie générale des Malais s'en ressent. Les musulmanes surtout, elles sont énormes, planquées sous leur foulard. Quel changement avec nos chinoises si maigres! de l'importance des habitudes alimentaires...moi, j'ai perdu trois kilos, mais j'ai gagné tellement en amitiés...
Pas de doutes. En Malaise, on est prêt de l'équateur. Chaleur assommante toute la journée...végétation luxuriante, et surtout énormes orages en fin de journée. J'avais déjà remarqué dans les rues des tranchées étranges au bord des trottoirs. Et puis ces gouttières surdimensionnées. Je me suis dit "un peu prétentieux comme taille!...". En fin d'après midi je reviens sur cette considération fruit de mon ignorance: un orage soudain et terrible éclate. Des trombes d'eau tombent d'un ciel déchaîné. Les palmiers sont a l'horizontale. vite ces énormes gouttières ne suffisent plus et le sol se couvre de 10 cm d'eau. Impressionnant. Jamais vu ça. 2 heures plus tard tout le monde se retrouve a une terrasse pour dinner, avec la décontraction qui caractérise les locaux...