Pas facile de pénétrer dans le sanctuaire secret des relations amoureuses chinoises... Shanghai fait figure de ville plutôt ouverte, les mœurs y sont plutôt libères, et il n'est pas rare de se voir proposer des relations d'un soir. Bien sur il y a cette éternelle histoire de statut privilégie des expatriés qui attire les filles en quête d'un riche étranger. Il est d'ailleurs assez commun de croiser des étrangers d'age plutôt murs au bras d'une jeune et pas toujours jolie chinoise... Sous couvert de fin thérapeutique, les salons de massages offrent en général des services assez "complets" pour qui veut oublier sa solitude. Troublant mélange d'ailleurs que cette culture du massage, ou serrer la main d'un interlocuteur le met plutôt mal a l'aise. On vous tend en général une main molle et hésitante...Au salon de coiffure en revanche, a n'importe quelle heure du jour et de la nuit on va se faire tripoter le cuir chevelu pendant des heures. L’on peut aussi (et l’on doit…) se faire masser a peut près tout, le dos, les mains, les pieds, pour quelques RMB. D’un point de vu purement masculin, la limite a ne pas dépasser est toujours mince. Qu’est ce qui est massable ? et qu’est ce qui ne l’est pas…. pas toujours très clair. En matière de mariage les choses progressent, mais si l'homme aime a croire que la femme qu'il va marier est encore vierge, elle n'a plus besoin de ce certificat pour signer son acte de mariage... Les chinois que je fréquente expriment un romantisme plutôt juvénile voir puéril. Loin des marivaudages a la francaise, ils ont des relations presque enfantines. Les revues féminines sont très plan plan, et on rêve encore de prince charmant...Bref "a l'est rien de nouveau"...
Parler de créativité en Chine aujourd'hui est un défi et un mystère auquel je suis confronté chaque jour. Professionnellement ou dans la vie quotidienne, déceler la créativité inhérente a ce peuple n'est pas une mince affaire. La mettre en oeuvre encore moins. Apres quelques mois d'âpres expériences infructueuses pour réussir a comprendre comme innover en Chine, je me rends compte que la situation n'est peut être pas si désespérée...Tellement de facteurs entrent en ligne de compte dans le processus intellectuel lie a l'innovation, qu'il n'est pas simple d'avoir une vision globale ou une solution miracle.
Indéniablement la chose qui frappe ne débarquant en Chine, et nombre de blogger le soulignent, on réalise vite que la Chine semble être au stade primaire de la copie. Cette évidence saute aux yeux après une petite visite au fameux fake market de Shanghai, temple de la fausse Rolex et du sac Vuitton en plastique. La copie est devenue un business important, et pas seulement en terme d'argent mais bien plutôt comme ingérence de la culture de l'Ouest dans le pays du milieu. Les jeunes Shanghainese rêvent d'un vrai sac Vuitton comme une bourgeoise parisienne, pour le prestige, pour montrer sa réussite. Les copies sont d'ailleurs assez bien réalisées, mais la qualité malheureusement a un prix, et ces articles contrefaits finissent par devenir très agaçant après quelques semaines...
En y regardant de plus près, la copie est une des phases importantes dans tout apprentissage. Et si on regarde ailleurs que ces évidences touristiques, l’industrie souffre du même syndrome. En ballade pour faire faire des pièces en métal, lors d’une visite dans une de ces innombrables usines aux toits bleus de la banlieue de Shanghai, un peu malgré moi, je tombe sur une magnifique machine de copie 3D Tesa (une marque Suisse…). De quoi copier à peu près tout, avec une précision diabolique. La seule pièce propre et climatisée de toute l’usine renfermait un trésor de plusieurs milliers de francs suisses. Le plus drôle dans cette histoire c’est bien sur que la copie est une utilisation détournée de cette machine, qui sert avant tout au contrôle qualité, cette qualité tellement décriée. Le reste de l’usine de production de ces pièces en aluminium tournant dans l’enfer du bruit des tours poussifs de production dans une crasse rare…La copie poussée a son maximum... Et après quoi ?
Et la c’est le vide…la page blanche…l’angoisse. Je peux lire cette angoisse sur le visage de mes collègues, quand la situation exige une prise de décision qui implique une situation nouvelle. Gênant pour du R&D…
Ou est la fantastique créativité des artisans qui perpétuent leur art sur l’ivoire précieux ? Sommes nous obligés de nous contenter de produits de merde ? Pour ressembler à une vielle Europe qui meure de ne plus rien inventer de bien ? Pourquoi s’entêter a croire que louis IV est une référence absolue d’esthétique et de bon goût. Quand on connaît la décadence de cette vie, pourquoi vouloir absolument copier ce qui ne marche pas de toute façon, même quand c’est de bonne qualité ?
3 jours dans la magnifique Hangzhou avec 6 enfants? c'est possible...et même plutôt agréable! Une expérience a tenter plutôt au printemps, pour profiter pleinement de la flore et des magnifiques rives du mystérieux lac de l’Ouest. Nous avons loue un petit bus avec son chauffeur a Shanghai. De quoi loger les bagages et tous les petits confortablement. Le voyage par l’autoroute (toujours déserte) est plutôt agréable a travers les plaines jusqu'à Hangzhou en 3 heures. Les paysage défile, entre rizières et champs (mou). A l’arrivée dans les faubourgs de la ville on reconnaît les paratonnerres démesures qui orne les maison typiques de Hangzhou. Un mystère que ces construction métalliques plus ou moins gracieuses sur les toits. Y aurait-il plus d’orage ici qu’ailleurs ? Mystère… Nous avons choisi l’hôtel Holiday Inn, qui offre un très bon rapport qualité prix et surtout de très bon service pour les enfants. Un buffet très pratique au 2 étage pour le petit déjeune (un peu cher de l’ordre de 100 yuan par tête , mais négociable 50% pour les kids) et surtout une piscine intérieure qui a beaucoup plu aux enfants. Ils ont aussi un très bon service de baby sitting , indispensable pour sortir profiter des nombreux resto de la ville. Une cuisine traditionnelle raffinée avec son « poulet mendiant », ou une variété de poissons délicieux. La ville offre moulte sites séculaires a visiter, nous avons particulièrement apprécie la ballade en bateau qui vaut les 65 yuan investis. Une visite dans les villages producteurs de fameux longjin tea n’est pas sans rappeler la culture de la vigne dans nos contrées. On croise très peu de touristes étrangers a Hangzhou, qui ne semble pas avoir besoin de plus de touristes que la masse de chinois qui se presse déjà sur les rives du lac. Nous avons le dernier jour profite du bus pour partir à l’assaut des montagnes qui entourent la ville, ou la neige était au rendez-vous. Il faut se rendre à Moganshan (compter 1 a 2 heures de trajet mouvemente) pour découvrire les immenses forets de bambous et le contraste saisissant du vert omniprésent et du ciel brumeux. La légende de cette montagne est à l’image de la poésie du paysage que l’on y découvre...Dans l’unique restaurant ouvert a cette période de l’année nous avons fort bien mange alors que la neige tombait doucement a l’extérieur. Un point a noter : 6 petits blonds ne passent pas inaperçus sur les bords du lac, ils ont été l’objet de beaucoup d’attention, sorte d’attraction pour les touristes chinois qui voulaient absolument se faire prendre en photo avec…quel pays étonnant…
En conclusion, pour un budget tout compris (chauffeur, hôtel, resto, visites, activités…) compter 1500 yuan par jour pour une famille de 5 personnes. Et beaucoup de souvenirs…
Paisible photo de 'l'ile dans un lac et un lac dans l'ile", xiaoying, lesser Yingzhou isle, a la tombée du jour.Dernier bateau, derniere vague de touristes en ce nouvel an chinois. Sans doute la meilleure idée de la journée pour échapper à la foule et profiter de quelques insants d'étermité. tant de poetes chinois ont décrit ce lac, fiereté nationale, heritié des plus grandes dynasties. A ce sujet voila que je retombe sur le vlivre offert par papa a noel, "les carnets secrets de Li Yu" (Liweng 1611-1680) qui guide mes pas depuis a travers les meandres de la sagesse chinoise. entre Ming et Qing, ce poete a passé 10 ans sur les bords du west lake a Hangzhou comme pecheur, ne pouvant se resoudre a une vie de secretaire ou de perceteur, il a ete l'un des genies creatif du sciecle. l'ensemble de son oeuvre est decrite dans:Li Yu sa vie sa bibliographie
les carnets secrets de Li Yu par Jacques Dars
Quel voyage fantastique! que dis je...une expedietion! Dés que l'on quitte la grande ville c'est l'aventure totale. La route qui serpente dans les forets de bambous immenses, et a notre grande surprise la neige... Une fine couche blanche qui contraste etrangement avec le vert profond du paysage. Ce qui frappe le plus dans ces montagne, outre les couleurs inahbituelles au milieu de l'hivers, c'est la quietude et le silence. Juste le fremissement du ruisseau, et les oiseaux aux couleurs flamboyantes. Nous comprenons maintenant mieux pourquoi les étrangers qui ont fait Shanghai dans les années 20 avaient élu Mogan Shan leur petit lieu de repos privilégié. Une retraite idéale, loin des sentiers touristiques de la magnifique Hanghzhou, ou des hordes de touristes chinois sillonnent le West lake. Et prennent d'assault le KFC...