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Lundi 22 mai 2006

A micromanager comme des betes a tout va, on se retrouve avec des situations tragico comiques...Ce week end a eu lieu un mega happening pour celibataires a Shanghai Pudong, au coeur du century park. Pour une somme exorbitante (150 RMB) libre acces a quelques 6000 celibataires en stabulation libre, avec un taux effrayant de 3 males pour 7 femelles...le bonheur, sauf que la plupart sont venus avec la pression ! accompagnes par papa et maman, en mal de micromanagment de leurs enfants qui doivent fonder imperativement une famille et tout et tout. Quel enfer! bien sur nul n'est assez bien pour leur descendance!...Quel romantisme...a 27 ans, se retrouver dans un parc a l'autre bout de la ville et payer son droit d'entrer pour glander au soleil a attendre l'ame soeur. Le chevalier sur son cheval blanc...ou un mec en pantalon noir chaussures pointues, tee shirt montagut et porte clefs a la ceinture...Avec les parents en embuscade...le bazouka charge pour demolir tout pretendant. L'amour est en panne de creativite, d'imagiantion, d'initiative...tout comme les produits manufatrures ou la recherche, ou le tertiaire, ce pays semble rester au stade de la copie. il faut faire comme barbie et ken...

Lundi 15 mai 2006

En ce moment en Angleterre ça brasse un peu sur le thème des expériences scientifiques sur les animaux…Je me permet donc de mettre un peu d’huile sur le feu (tout en relativisant l’insignifiance de ma contribution). En promenade je tombe de bon matin sur une séance de gym collective dans la rue pour les coiffeuses du coin. Je crois bien que tout le monde se sentait assez ridicule dans cette affaire et du coup l’histoire qui suit fait réfléchir dans ce contexte…Ironiquement cette experience a eu lieu chez les british!

L’expérience débute lorsque vous placez 8 singes dans une pièce. Au milieu de la pièce il y a une échelle qui mène tout droit a un magnifique régime de bananes suspendu  au plafond par un crochet. Le principe est simple, chaque fois qu’un singe essaye de monter vers les bananes sur l’échelle, tous les singes sont aspergés d’eau glaces ! Qui les laisse dans un sale état !  Très vite, dans cette expérience, des qu’un singe essaye de monter a l’échelle, tous les autres, qui n’ont plus aucune envie de se faire tremper a l’eau glacée, lui sautent dessus et lui cassent la gueule. Et bientôt, plus aucuns de 8 singes n’essayent de grimper l’échelle…

 

Un des singes du départ est alors retiré de la pièce et remplace par un nouveau. En voyant les bananes et l’échelle, il se demande pourquoi aucun des autres singes ne réagis en se jetant sur la bouffe. Il décide donc invariablement de monter a l’échelle. Son initiative est tout de suite stoppée net par les autres singes qui lui sautent dessus et lui mettent une branlée. Il n’a aucune idée pourquoi…

 

Cependant il ne réessayera pas de monter a l’échelle. Un second singe du départ est retiré et remplacé par un nouveau. Le nouvel arrivant lui aussi essaye de monter à l’échelle et tous lui saute dessus pour l’en empêcher, y compris le nouveau singe précédent qui content de ne pas être celui qui reçoit la correction cette fois, participe a la bagarre parce que tous les autres le font. Il n’a cependant aucune idée de pourquoi il attaque le nouveau venu.

 

Un par un , tous les singes du début (les singes formés a l’eau glacée) sont remplacés par des nouveaux. Il y a maintenant 8 nouveaux singes dans la pièce. Jamais aucun d’entre eux n’a été misérablement trempé à l’eau glacée, et aucun d’entre eux n’a essayé jamais de monter sur l’échelle. Et ils mettront une branlée avec enthousiasme a tout nouveau venu qui s’essayerait à monter l’échelle, sans jamais savoir pourquoi.

 

C’est comme ça qu’on établit une politique d’entreprise…

 

Et des fois qu’on bâtit des nations entières…

 

Animalement votre
Lundi 17 avril 2006
A la lecture de l'article de l'excellent blog (en anglais) intitule "BrainDeath by Micro management: The Zombie Function" tout s'éclaire pour moi d'un jour nouveau... Le management en Chine pour moi est resté bien longtemps un mystère. Je réalise en retournant aux fondamentaux théoriques sur lesquels se penche le post cité, que ce sont les bases de la société chinoise toute entière. Un micro management qui commence des le plus jeune age, donc une zombification totale d'une grande tranche de la société. Etrange comme les deux critères (vitesse d'exécution et pauvre qualité) sont finalement les deux avantages de cette société de production de masse. C'est comme un laboratoire géant dévoué au micro management. ne donner que des taches et aucuns objectifs, un cadre très strict. A court terme on obtient bien sur de très forts résultats en terme de rendement (très forte croissance) .A long terme on obtient des ingénieurs qui ont beaucoup de mal a innover, et surtout qui ont du mal a trouver des solutions a des problèmes rapidement : peu d’autonomie, pas de prise d’initiative. Comment faire dans ces conditions pour remonter la pente et générer un esprit différent dans les relations professionnelles ? Mystère, je vois bien que la tache sera rude, puisqu'il ne s'agit pas que de management professionnel...
Jeudi 13 avril 2006
Tout le monde croyait le printemps bien installe... mais l'hiver fait de la résistance. On se réjouissait de voir les jupes ressortir des placards, se balader en tee shirt a moto... que nenni! Alors on se console dans les plis subtils d'un fruit de lotus. Tout le monde connaît la fleur, symbole d'épanouissement spirituel.  Le lotus pousse dans la vase et se dresse hors de l’eau pour donner une fleur d’une beauté remarquable. La nuit, la fleur se referme et sombre sous la surface de l’eau, à l’aube elle sort et s’ouvre à nouveau. Intacte face à l’impureté, le lotus symbolise la pureté du cœur et de l’esprit. La fleur de lotus représente longévité, santé, honneur et chance. Faut-il attendre autant des jupes des filles?
Mercredi 12 avril 2006

Au gré des mes pérégrinations dans la Shanghai du bas, bien loin des lumières de Pudong, la vie reprends ses droits. Dans son implacable réalité. Donner naissance a un autre petit chinois aujourd'hui: un acte pas si anodin dans une société ou l'intime conviction est que nous sommes déjà beaucoup trop nombreux. Les Chinois en on une conscience profonde. Ils l'expriment d'ailleurs. Réflexe pavlovien d'une propagande omniprésente ou perception de la réalité? Nul ne peut le savoir... Mes collègues féminines ultra actives rechignent à saisir le bonheur de la maternité. Pas le temps, pas l'argent, et a quoi bon de toute façon? Quelle vie pour ces enfants? Enfants rois...enfants uniques. Pourtant encore une fois la nature humaine est bien souvent la plus forte et le besoin d’avoir une descendance reprend le dessus. Joie de la vie. Donner la vie. Mais cette vie semble avoir si peut de valeur. Contraste saisissant de tout cet amour palpable pour les bébés et du laissé aller des que les enfants sont en age de marcher et d'explorer le monde seul. Bon nombre sont laisse pour compte très tôt. Trop tôt. J’aime cette photo de crèche, le messie vient d’arriver et soudain l’atelier deviens le paradis. Un peu…

Mercredi 5 avril 2006

Je vois bien que la succès du post précédent est en parti du a la hauteur de talon de ma chinoise et a son épilation parfaite du maillot...C'est un peu déprimant d'essayer de découvrir tous les aspects de notre vie en Chine pour s'apercevoir qu'au fond ce qui remporte le plus d'intérêt,  c'est le cul et pas grand chose d'autre. Nous sommes étrangement faits pour que notre cerveau soit si tellement réceptif aux stimulis sexuels? Freud applaudi bien fort dans sa tombe et se régale...

 

Moi je voudrais bien des couleurs pastel, des tonnes de tissu ou je pourrais me glisser bien au chaud... Des nuances de bleu, de jaune, des nuances, des nuances... je suis moi-même souvent prisonnier de ces stimulis, alors je cherche a comprendre. La quête est perdue d'avance, c'est notre nature humaine, mais j'aime les causes perdues... c'est tellement plus romantique. Le marche de Donja du lu a ferme... ou va t on trouver des gros boutons pour les manteaux l'hiver?, ou va t on pouvoir acheter du coton, de la soie... du cachemire... moi je dis la vie sans ça c'est pas jouable...

Mardi 4 avril 2006

A la demande générale je traite aujourd'hui de l'autre aspect des grand prix... la collection de châssis tout poumons dehors, pour je ne sais quelle obscure raison commerciale... Satisfaire la testostérone par tous les moyens ? Pas mal de poupées donc sur la piste, des gabarits impressionnants quand on connaît la taille moyenne des chinoises de base...la moitie est absolument transgénique mais plutôt photogénique, donc who cares?... Le pouvoir du photographe planqué derrière son appareil et de la belle, flatteur, flatté: le rapport de dépendance est clair. A noter d'ailleurs, que ce rapport qui s'établi surf sur un équilibre assez mince et instable. la beauté donne au photographe l'image de son sourire et de sa plastique, et le photographe comme une promesse lui renvoi l'image qu'elle veut voir. miroir déformant, plein de promesses et tellement puissant. rapport de force discret...

j'utilise parfois meme la photo pour eloigner les gens pour creer la distance. Jusqu'a maintenant je ne me suis pas encore fait casser la gueule...ca pourrait bien arriver un de ces 4. l'amour du risque...

J’en use et abuse souvent. Depuis mon arrivée en Chine je m'aperçois que je suis de plus en plus intéresse par les gens et moins en moins par le paysage. Il y a cette intensité du moment et du rapport lors de la prise de vue qui est unique au portrait. Le rapport a l'image quel que soit la condition sociale, le soin apporte au corps en Chine... drôle d'alchimie. J’aime ces contrastes. Il en faut pour tous les goûts...

Vendredi 31 mars 2006

La cigarette a Shanghai... et pourquoi, mon dieu pourquoi avoir repris cette bien mauvaise habitude?  La première réponse qui effleure mon esprit c'est bien sur l'omniprésence du tabac dans toutes les couches de la société. Des cigarettes pour tous. Un accès a l'empoisonnement sans restrictions sociales. Des centaines de marques de cigarettes fabriquées localement...Toutes plus ou moins avec le même goût, seul le joli paquet change. Une sorte de goût de paille séchée, douce, mais avec un arrière goût de moisi dans la bouche. Rien a voir avec notre goût éduqué par PM en Europe. Frustration. Les clopes importées sont fausses une fois sur deux... La seconde raison est évidente des que l'on débarque dans un restaurant avec des chinois. La cigarette se partage et se fume ensemble, dans une communion très proche de notre partage du vin. On n'imagine pas s'ouvrir une bouteille de rouge et se la boire seul avec des amis. A peine mis le pied dans le fumoir au boulot que d'un seul geste tous les males de la pièce me lancent une cigarette. Geste d'amitié et de confiance. Dans les repas d'affaire mon hote fait bien a attention a m'offirir le plus de cigarettes possible durant le repas, en prenant garde de me montrer en mettant son paquet sur la table que normalement il fume des cigarette bon marché mais que pour moi il a acheté les fameuse cigarettes du chairman Mao...presque 5 euro le paquet un luxe a offrir a ses convives de marque. Drôles de considerations. le soucis du détails. La troisième raison est toujours personnelle, comme chaque fumeur ose se l'avouer plus ou moins consciemment: une volonté claire d'autodestruction. Echapper a une réalité que l'on ne juge pas a son goût. Endormir son cerveau avec de la fumée...illusion de jours meilleurs. Ou trouver la force d'arreter de fuir...

 

 

 

 

 

Mardi 14 mars 2006
Contradictions...Entre le plaisir de jouer dans les vagues, ressentir le soleil caresser sa peau, et les diktats sociaux relatifs aux critères de beauté: une femme délicate doit avoir une peau laiteuse toute l'année... comment profiter de la plage dans ces conditions? Habitués aux masses d'anglais et d'Allemands qui viennent frire devant notre maison de vacance en Espagne, la scène a Sanya est plutôt insolite. Il faut se baigner avec une ombrelle! c'est tellement plus pratique! en soit le soleil si fort en ces latitudes n'est pas forcement un bienfait pour la peau, mais pourquoi venir a la plage? la plupart d'entre eux d'ailleurs ne quittent pas le jeans et les manches longues pour profiter de leur pause balnéaire... résultat la plage est déserte, et personne pour s'en plaindre. Une petite pensée pour ceux qui sont restés a Shanghai? il fait 2 degrés aujourd'hui dans la mégapole. Tenez bons! on pense a vous...
Dimanche 5 mars 2006
Tout est matière a jeux en Chine. dés que la compétition peut avoir lieu, la folie du jeu se révèle. Un esprit souvent vif, rodé au calcul mental. (j'ai remarqué que mes collègues sont souvent pas à la hauteur techniquement mais ce sont de redoutables mathématiciens!). Partout on joue. Dans le rue, sur la pas de la porte avec des amis. Majong, dames chinoises, dans les parcs le week end les parties attirent beaucoup de passionnés. Il y a aussi souvent beaucoup de spectateurs attirés par leur curiosité innée. Le jeu est un moment privilégié ou beaucoup d'émotions se lisent sur les visages. Les dames passent des après midi entières (quand c'est pas la nuit entière) a patiemment accumuler leurs petits rangements de domino pour jouer au Majong. Beaucoup d'argent circule aussi de cette façon. Quand on doit de l'argent a qq. un pour un service ou une faveur, il suffit de l'inviter a une partie de Majong et d'habillement perdre plus ou moins délibérément. Une façon légale de donner de l'argent a quelqu'un...Il l'a gagné
 
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