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Une des choses qui choque au quotidien ou que l'on se rende c'est le gouffre culturel en matière des bruits divers et variés issus de la digestion. Il est parfaitement normal de roter en s'exprimant. Rien d'offensant a cela et d'ailleurs inutile de le faire remarquer a votre interlocuteur il ne sait même pas de quoi vous parler. Récemment, je m'adresse a une fille plutôt jolie au salon de massage pour prendre un rendez vous, et dans la phrase elle me place un bon gros rot sonore...Un truc qui vient naturellement du plus profond de ses entrailles! Le son guttural contrastait étrangement avec la finesse de ses traits. Ni une ni deux, elle a fini sa phrase avec un sourire.
Je passe sur le chapitre des pets qui est du même ordre d'acceptation générale, avec un petit bémol cependant: si la grosse caisse lâchée dans l'ascenseur est vraiment mure, vous passez quand même pour un gros porc. Ils n'ont pas la même éducation, mais ils ont quand même des narines! Et quand ça fouette un peu trop ils sont pareillement incommodés. Mais bon ça passe...
Alors j'ai essaye de faire l'exercice contraire et je me suis demande ce que les Chinois trouvaient vraiment répugnant dans nos manières...de longs mois d'enquête, m'amènent a la sublime découverte de ce qui les indispose au plus haut point. Parmi tous les participant interviewés pour mon étude, il y a unanimité autour de deux concepts: en premier lieu, il est très mal poli, voir carrément dégueulasse de s'inspecter le nez discrètement...une pratique courante chez les chauffeurs de taxi parisiens lors d'attentes qui se prolongent aux feux...on ne verra jamais un chauffeur de taxi Shangainese se fourrer les doigts dans le nez jusqu'au coude pour un nettoyage complet (deja parce qu'avec les gants c'est pas facile...). Ca les répugne.
le second point soulevé par mon panel est le plus remarquable et est pour eux complètement inacceptable. (A peut prêt comme un de ces bon raclement de gorge bruyant avant l'inévitable crachat gluant...) un truc qui leur met un frisson dans le dos tellement il perçoivent la chose comme répugante. Un geste pourtant simple, que nombre d'entre nous faisons sans y faire attention : tourner les pages d'un livre ou un journal en portant son doigt a la bouche. Ce geste presque distingué, consistant a lécher distraitement son index pendant la lecture des nouvelles est absolument intolérable pour eux. Ils considèrent cela comme le top du crad, le summum du dégoût!
Bref, un jour de raz le bol, ma proposition: prenez le métro avec le journal en poche, une fois assis, ouvrez le journal et prenez soin de délicatement tourner les pages de votre périodique en léchant bien vos doigts. Le coup de grâce viendra quand lors de votre lecture vous discrètement pourrez en rajouter une petite couche en entreprenant un léger curage des narines en ordre. Vous aurez réussi a dégoûter tout le wagon pour la journée, ça rétabli un peu l'équilibre a défaut de corriger le tir.
En plus ça promet une bonne galerie de portraits horrifies par la situation.
Le bonheur quoi… |
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Je fais partit de ceux qui tournent de l’œil a la simple idée de voir une aiguille... J’ai donc du surmonter une phobie totale pour tester cette médecine traditionnelle Chinoise. Ma femme est convaincue que je vais pouvoir arrêter de fumer avec cette technique. Rien n’est moins sur !… En deux temps trois mouvement je me retrouve a poil sur le lit , et je ne veux même pas savoir ce que le « docteur » se prépare a faire. Une angoisse terrible que d’imaginer son corps perce de ces aiguilles…et quelles aiguilles ! Immenses… Sur le moment mon esprit affole me les représente comme des aiguilles a tricoter ! Je me sens un peu comme le Christ sur la croix. Voici mon heure venue ! Crucifié sur l’autel de la clope. Maudit catéchisme qui remonte des fins fond de mon éducation pour repasser jusqu'à la nausée ces images pieuses contemplées pendant des heures par ennui dans les églises ou j’ai été traîné plus jeune. Quelle cruauté ! j’ai toujours eu cette question a l’esprit depuis tout petit. Et mes parents qui se plaignent de la violence des dessins animés actuels. Moi je trouve infiniment plus violent les représentations du Christ sur la croix. Sacrilège ! je ne dois sûrement pas pouvoir comparer…
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Malheur a moi. Il plante les premières aiguilles dans mon bras. Glups... J’essaye de rester calme, j’imagine mon bras qui pisse le sang, je vais mourir. C’est sur. Une, puis deux, puis trois puis 12… Patiemment et avec la précision du joueur de darts anglais, il fait un carton plein sur toute la surface de mon corps. Il en a foutu une sur le sternum!. Je me suis dit un moment : « c’est le coup de grâce » En plein milieu de la poitrine ! Je n’imaginais même pas possible de planter une aiguille a cet endroit. Je n’ose plus bouger. « stay like that 20 minutes, and try to relax…) Il est drôle mon bourreau. Au fond je l’aime bien. Judas ! ,Traître !… je me sens flotter rien n’est vraiment perceptible…Au moins je suis obligé de rester en place c'est déjà pas si mal. J’attends le moment ou exsangue, je vais dans un dernier souffle dire adieu a ce monde cruel…j’ai froid.
En fin de compte, rien de si terrible. A part mon aventure avec mes propres démons, rien ne semble avoir changé.. j’ai qu’une seule envie…en griller une pour me remettre de ces émotions !… Le travail sera long.
J’ai dit a Paul mon fils de 4 ans, que s’il fumait un jour, un petit Chinois viendrait personnellement lui truffer le corps d’aiguilles. Je crois qu’il ne va pas commencer de ci tôt…
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| La femme dans la société Chinoise a une place particulière. Elle doit plus qu'ailleurs pouvoir marrier vie active et vie privée. Tres impliquée dans sa vie professionnelle, la Shanghainese n'est pas en reste. Elles occupent beaucoup de places stratégiques. Souvent derrière le tirroir caisse elle se montrent redoutables en affaires. On les retrouve a tous les niveaux de l'echelle sociale. Depuis l'ayi (femme de menage) jusqu'a l'avocate, elle font tourner Shanghai. Un mélange subtil de force et de fragilité. Sous une apparente naiveté, et une timidité feinte, elles manipulent leurs hommes avec une grande dexterité. A la maison c'est monsieur qui fait les courses, qui lave et qui fait la cuisine... Les Chinois paradoxalement savent se montrer tres rustres avec les femmes. Les notions de politesse tels qu'on les connait à l'ouest leur echappent totalement... Mais ca n'empeche pas ces femmes pleines d'energie d'arriver a leurs fins...Elles me surprennent chaque jour. Bien plus determinées que les hommes dans leur travail elle sont aussi remarquablement plus consciencieuses. Point de laissé aller chez ces dames, le cravaté lui est souvent plus laxiste... Bien sur les postes de hauts responsables sont squattés par les hommes, mais il y a toujours une femme dans l'histoire qui fait que les choses arrivent...Pour moi ces femmes sont a l'image des mains des masseuses, une peau infiniment douce et qui parait si fragile, mais avec une poigne surprenante et une energie insoupconnée...Elle sont en tout cas incontournables dans l'economie Chinoise. |
J'aime les jambes des chinoises, leurs pieds dégagent une sensualité si raffinée....les mystères de l'orient!
La Shanghainese est une grande coquette...mais elle trouve que ses magnifiques cheveux raides et noirs ne sont pas a la hauteur de son admiration pour Nicole Kidman...Alors on a droit a quelques dérives, dont les résultats sont surprenants. Il faut d'abord friser tout ça, et ensuite essayer de faire "blond". Pas facile...ça fait plutôt orange dans la plupart des cas. Le R&D de l'Oréal doit être en train de bosser comme une bête sur la potion magique pour déteindre les Chinoises. Celui qui trouve la bonne formule a mon avis remporte le jackpot. J'espère qu'ils y ont mis leurs meilleurs chefs de projet. Chacune de ces coquettes est prête a dépenser une partie substantielle de son (maigre) salaire pour s'occuper de son apparence. Ca laisse rêveur quand on réfléchis a la masse... Cote vestimentaire, c'est un peu hésitant, balbutiant,... La superposition semble etre un must. Si possible des couleurs qui contrastent bien (notez le pull bleu électrique qui dépasse négligemment...) la jupe a volants, un must. Le sac ne doit pas être assortit ( ce serait une faute de goût ) Et enfin, les fameuses bottes a talon pour rehausser le tout.

Le graffiti au sens ou nous l'entendons ne semble pas exister à Shanghai. Pas de soucis esthétiques, pas de créativité libre, ou de vandalisme sauvage du métro. En revanche j'ai été frappé par l'abondance de numéros de téléphone vite fait peinturlurés sur les murs. Une énigme, jusqu'a ce que je creuse un peu le sujet...Il s'agit en fait d'une forme de "marketing direct" à la chinoise. Pas facile de savoir ce qui se cache derriere ces mystérieux numéros de portables. Après enquête, suivant les synographies judicieusement explicatifs juxtaposés, on peut lire les deux mots "Ban Zheng"...ban pour "faire" et zheng pour "certificats"...plutôt pratique quand on a besoin d'un petit permis de conduire, ou d'un passeport à la cool...bref de la contrefaçon de certificats en tous genres. Je me demande bien d'ailleurs comment un tel business peut fonctionner! "allô ? oui, bonjour, ce serait pour un doctorat en massage de pieds et une thèse en manucure? c'est possible ? non,non! je ne suis pas de la police...a ce soir alors! merci!" Un coup de fil c'est si facile.... y a pas a dire ils sont forts. Moi je trouve ça beau ces couleurs, c'est gai....Pour ne pas être trop réducteur sur le sujet, il y a bien d'autre thèmes abordes par ce type d'offre...réparations en tout genre, nettoyage de la clim,plomberie, ou plus surprenant des numéros pour soigner ses MST en toute discrétion! en effet la confidentialité n'étant pas le fort des médecins locaux, plutôt que d'aller montrer son gland tout violet au médecin du quartier, certains espèrent trouver une solution avec un petit numéro de téléphone...j'imagine le mec qui tapote fébrilement son mobile...
Jamais sans mon Criquet ! un criquet de bonne taille, un ténor du chant répétitif. Coincé dans sa minuscule boite transparente, avec quelques trous pour bien entendre la pureté du chant…j’adore la tête d’Eva sur cette photo quand elle a réalisé qu’il s’agissait bien d’un criquet énorme et bien vivant. Ca rappelle un peu ces boites a « meuuuuuh » Suisse, une sorte de pot de yaourt qui fait un bruit de vache quand on le retourne. L’avantage de la boite à « meuh » sur la boite à « cricricricricricricricricricricricricri ...» c’est justement le bruit. (l'avantage de la boite a "cricri x1056" c'est qu'on a meme pas besoin de la retourner...) Une fois la surprise passée la boite à criquet prend vite la tête, et on préférerait avoir perdu une des roues du taxi…parce que dans ce cas on saurait quoi faire. Mais le criquet pas moyen de le faire taire ! il était en forme ce soir, et la demie heure de trajet jusqu'à yu Garden a été rythmé par notre compagnon a 6 pattes…Les criquet sont les précurseurs de la musique techno, les ambassadeurs de la drum’n’bass (sans les drum ni les bass) version minimaliste. Ce n’était pas la première fois que je voyais ce genre d’animal de compagnie mais c’était la première fois que je pouvais en profiter aussi pleinement. Ca faisait un joli tout avec le les pétards du carnaval…
Sortie hier pour le festival des lampions…En prenant le taxi, nous remarquons d’entré un bruit répétitif dans la voiture. Ca y est ! On a encore pris un taxi défectueux ! Une sorte de bruit très répétitif, lancinant, le chant de la jante qui fait des étincelles sur yan an lu ? la perte d’une roue, ou alors le train arrière déposé a la sortie du coumpound sur un dos d’âne? Impossible la voiture vibrerait plus que de normal… La Passat file bon train. Au bout d’un moment, le chauffeur nous apporte un élément de réponse : il avait un passager clandestin.
Quand je pose la question a mon ami Jubin qui conduit la voiture le matin,"ni yao shen me ?..." dans le contexte general de ce qu'il aimerait avoir dans la vie, il répond sans une hésitation: RMB. Du fric...la richesse matérielle. Toujours plus. Pas sur que la Chine se représente bien le challenge de passer a l'économie de marche. Contradictions séculaires qui ont déjà bien miné la grande Russie…Les inégalités grandissent aussi vites que les buildings géants du centre ville. Cette nation de commerçants va devoir affronter les maux de notre société qu’elle le veuille ou non. Je me régale de voir évoluer tout ça depuis mon tour de guet. Dans la vie de tous les jours impossible de savoir le prix des choses, il y a une sorte de flou. Souvent a la tête du client, et ma tête est beaucoup trop occidentale pour espérer faire une quelconque affaire, même si mon chinois s’améliore…Tous ceux qui visitent la Chine le savent, il faut négocier tous les prix. Pas facile de s’y retrouver dans un referenciel carrément différent. Le seul moyen acceptable que j’ai trouve depuis mon arrivée c’est de comparer avec les denrées de base. Combien coûte 1 litre de lait ? et extrapoler a combien pour une montre a changyang market ? le jeu devient amusant quand on marchande juste sans avoir aucune intention d’acheter, juste pour le plaisir de voir le vendeur faire son numéro de grand lésé (avec un grand B) et finalement essayer de le faire craquer. Pas facile ils sont tenaces. Il faudrait d’ailleurs faire un recapitulatif des prix acceptables pour les touristes…certains se font plumer au marche du faux. Mais le monde est merveilleux puisqu’ils ont l’impression (le tout ramène a leur échelle en Euro) d’avoir fait l’affaire du siècle…
Je ne suis pas exception a cette règle…j’ai acheté ma première montre lors d’un voyage l’année dernière pour 350 RMB…je sais maintenant que l’on peut en avoir pour presque le 10eme du prix…je suis curieux d’ailleurs d’écouter vos meilleurs scores, et vos technique pour y arriver…a vos commentaires !
Pas facile de pénétrer dans le sanctuaire secret des relations amoureuses chinoises... Shanghai fait figure de ville plutôt ouverte, les mœurs y sont plutôt libères, et il n'est pas rare de se voir proposer des relations d'un soir. Bien sur il y a cette éternelle histoire de statut privilégie des expatriés qui attire les filles en quête d'un riche étranger. Il est d'ailleurs assez commun de croiser des étrangers d'age plutôt murs au bras d'une jeune et pas toujours jolie chinoise... Sous couvert de fin thérapeutique, les salons de massages offrent en général des services assez "complets" pour qui veut oublier sa solitude. Troublant mélange d'ailleurs que cette culture du massage, ou serrer la main d'un interlocuteur le met plutôt mal a l'aise. On vous tend en général une main molle et hésitante...Au salon de coiffure en revanche, a n'importe quelle heure du jour et de la nuit on va se faire tripoter le cuir chevelu pendant des heures. L’on peut aussi (et l’on doit…) se faire masser a peut près tout, le dos, les mains, les pieds, pour quelques RMB. D’un point de vu purement masculin, la limite a ne pas dépasser est toujours mince. Qu’est ce qui est massable ? et qu’est ce qui ne l’est pas…. pas toujours très clair. En matière de mariage les choses progressent, mais si l'homme aime a croire que la femme qu'il va marier est encore vierge, elle n'a plus besoin de ce certificat pour signer son acte de mariage... Les chinois que je fréquente expriment un romantisme plutôt juvénile voir puéril. Loin des marivaudages a la francaise, ils ont des relations presque enfantines. Les revues féminines sont très plan plan, et on rêve encore de prince charmant...Bref "a l'est rien de nouveau"...
Parler de créativité en Chine aujourd'hui est un défi et un mystère auquel je suis confronté chaque jour. Professionnellement ou dans la vie quotidienne, déceler la créativité inhérente a ce peuple n'est pas une mince affaire. La mettre en oeuvre encore moins. Apres quelques mois d'âpres expériences infructueuses pour réussir a comprendre comme innover en Chine, je me rends compte que la situation n'est peut être pas si désespérée...Tellement de facteurs entrent en ligne de compte dans le processus intellectuel lie a l'innovation, qu'il n'est pas simple d'avoir une vision globale ou une solution miracle.
Indéniablement la chose qui frappe ne débarquant en Chine, et nombre de blogger le soulignent, on réalise vite que la Chine semble être au stade primaire de la copie. Cette évidence saute aux yeux après une petite visite au fameux fake market de Shanghai, temple de la fausse Rolex et du sac Vuitton en plastique. La copie est devenue un business important, et pas seulement en terme d'argent mais bien plutôt comme ingérence de la culture de l'Ouest dans le pays du milieu. Les jeunes Shanghainese rêvent d'un vrai sac Vuitton comme une bourgeoise parisienne, pour le prestige, pour montrer sa réussite. Les copies sont d'ailleurs assez bien réalisées, mais la qualité malheureusement a un prix, et ces articles contrefaits finissent par devenir très agaçant après quelques semaines...
En y regardant de plus près, la copie est une des phases importantes dans tout apprentissage. Et si on regarde ailleurs que ces évidences touristiques, l’industrie souffre du même syndrome. En ballade pour faire faire des pièces en métal, lors d’une visite dans une de ces innombrables usines aux toits bleus de la banlieue de Shanghai, un peu malgré moi, je tombe sur une magnifique machine de copie 3D Tesa (une marque Suisse…). De quoi copier à peu près tout, avec une précision diabolique. La seule pièce propre et climatisée de toute l’usine renfermait un trésor de plusieurs milliers de francs suisses. Le plus drôle dans cette histoire c’est bien sur que la copie est une utilisation détournée de cette machine, qui sert avant tout au contrôle qualité, cette qualité tellement décriée. Le reste de l’usine de production de ces pièces en aluminium tournant dans l’enfer du bruit des tours poussifs de production dans une crasse rare…La copie poussée a son maximum... Et après quoi ?
Et la c’est le vide…la page blanche…l’angoisse. Je peux lire cette angoisse sur le visage de mes collègues, quand la situation exige une prise de décision qui implique une situation nouvelle. Gênant pour du R&D…
Ou est la fantastique créativité des artisans qui perpétuent leur art sur l’ivoire précieux ? Sommes nous obligés de nous contenter de produits de merde ? Pour ressembler à une vielle Europe qui meure de ne plus rien inventer de bien ? Pourquoi s’entêter a croire que louis IV est une référence absolue d’esthétique et de bon goût. Quand on connaît la décadence de cette vie, pourquoi vouloir absolument copier ce qui ne marche pas de toute façon, même quand c’est de bonne qualité ?
Dans toutes les acivités de la jeune génération chinoise se trouve la competition. On peut percevoir cet état d'esprit au quotidien dans la vie de tous les jours, la moindre activité est pretexte a concour. Il ne nous viendrait pas pas à l'esprit lors d'un bon repas entre amis de savoir qui peut boire le plus de bière... c'est pourtant la question que souvent l'on m'a posé lors de mes soirée avec mes collègues chinois. Comme si boire une grande quantité avait un sens. tout est pretexte à competition. Sans doute un besoin de se distinguer de la masse (et quelle masse!) Mon voisin improvise un feux d'artifice, je dois en faire un plus grand, plus buyant surtout... Mais les choses n'ont pas toujours été ainsi. Dans cette culuture millénaire, l'on peut trouver encore des restes d'une philosophie bien differente. Le Tai chi Chuan en est un exemple parfait. Cette acivité de transmission orale, célèbre le corps et l'esprit non sans rappeler les philosophies d’inspiration stoïcienne ou épicurienne. Des philosophies reines du soucis de soi.Le développement de la société industrielle, est caractérisé par la recherche de la performance, de l’obsession du mesurable et du quantifiable, de la quête du record. Si l’exigence d’un dépassement de soi et d’un effort physique est au cœur de la pratique du Taï Chi, jamais en revanche la recherche de la performance ou du record n’a constitué sa finalité. Il est certes possible de « mesurer » la maîtrise technique des mouvements et de la « forme », mais tout ce qui concerne la dimension énergétique peut difficilement être quantifié. Plus fondamentalement, c’est le statut et la place réservés au corps qui font du Taï Chi une activité physique singulière et particulierement opposée à la compétition. Pas de score. Pas de vainqueur, pas de vaincu. Un simple voyage vers la connaissance de soi.
6 mois que nous pratiquons maladroitement avec notre maitre les 16 mouvments. La voie est longue, et nos gestes encore bien imprécis, mais le plaisir introspectif est la des les premiers mouvements. Dans tous les parcs de Shanghai, les "anciens" pérpetuent, solitaires ou en groupe, la douceur des gestes ancestraux sans exibitionisme, dans la paix de ces ilots de verdure...



