Encore une spécificité chinoise. Le morveux roi. Il est toujours intéressant d'observer l'effet d'une décision politique radicale sur une société. N'autoriser qu'un seul enfant par couple pourrait paraître perçu comme une contrainte terrible. Il semble en revanche que la chose soit plutôt acceptée. Sur le thème de la prise de conscience : « Nous sommes trop nombreux » (ce que chacun peut vérifier quotidiennement en prenant le métro...), l'inconscient collectif a été modelé sur cette idée de contribuer à l'effort global en ne mettant au monde qu'un seul bébé. Sur le papier, si l'on fait abstraction des facteurs psychologiques, cette décision semble plutôt raisonnable. Mais la vie n'est pas si simple ! et les parents n'ayant droit qu'a un seul espoir, focalisent toute leur attention sur cet enfant ultra protégé. Petit empereur, qui grand aura les mêmes exigences que tous les enfants uniques : il aura du mal à comprendre qu'il doit partager ses jouets et que tout ne lui est pas dû. La vie se chargera de le former ! Mais cette politique semble perdre sa réalité puisque les autorités se rendent compte que Shanghai a une population vieillissante. La pyramide des âges s'évase méchamment, et il faudra trouver des bras pour nourrir les anciens... Pénurie de main-d’œuvre contre disponibilité des ressources limitées ? Le casse tête est vraiment Chinois! Au final, les pauvres mômes se retrouvent avec une pression colossale, pour répondre aux attentes de parents furieusement exigeants... Une seule chose reste inchangée : l'amour d'une mère pour son fils. Cette chose si naturelle, si organique. On n'enlèvera pas aux Chinois leur amour pour les enfants. Une attraction sincère, presque naïve, qui est plus touchante que réellement désagréable. Je connais quelques expats qui crient au scandale quand un ou une inconnue touche leurs enfants dans la rue (ils adorent faire ça...), je crois qu'il n'y a rien à redouter. Cela ne fait que refléter leurs propres peurs (et souvent l’ignorance de l’autre). Il n'y a aucune méchanceté dans leur requête. C'est que du bonheur. il faut savoir en profiter. Maintenant les enfants ont grandi, mais les passants veulent toujours être pris en photo en leur compagnie. Je demande à mes enfants s’ils sont d'accord, et s'ils ne veulent pas ils le font savoir « bu yao! bu yao! »....

On pourrait croire que le printemps est arrivé...Envie de douceur. 20 degrés en fevrier a Shanghai ca se fête! Il fallait bien une grande photo pour marquer le coup...
J'ouvre officiellement mon site aux autres bloggers de la Megapole pour enrichir Shanghai DTF avec des points de vue décalés par rapport aux sujets habituels du blog. Seule contrainte, fournir une photo de qualité pour illustrer le texte. Voila. C'est simple et convivial: si vous souhaitez profiter de l'audience de SDTF, laissez moi un petit com et hop vous verrez votre article en ligne! a bientot je l'espere... C'est Nicolas du blog :"blog toujours tu m'interesses", qui propose sa prose, Merci Nico pour cette très bonne photo bien dans l'esprit du blog
, njoy...
The Masters
A Shanghai pour vous déplacer vous avez le choix entre vos jambes, les vélos, les charettes, les bus, le métro, les moto-taxi et les taxis... Appelés "cheufou", cela veut dire chauffeurs,mais aussi maîtres en chinois.
Le budget lorsque vous en prenez un est assez dérisoire, 11 kuai la course de base (3km) et 2 kuai le kilomètre supplémentaire. C'est que j'ai payé pour faire 10 minutes de trajet à Paris (20 euros), m'aurait permis de faire tout le tour de Shanghai.
Pour être de ne pas être tombé dans un tacos au noir vérifié qu'il a bien sa petite pancarte qui affiche sa photo (difficilement reconnaissable parfois) et son expérience indiquée par des étoiles. En gros : pas d'étoile veut dire que vous êtes tombé sur un bleu qui va vous sortir la carte de Shanghai pour trouver son chemin, 2/3 étoiles ca commence à être un bon et 4 étoiles (voire 5) le chauffeur parle anglais mais cela doit être un mythe, j'en ai jamais vu...
Après avoir annoncé votre destination,qui peut ne pas être la bonne à cause du ton employé..., le chauffeur met en route le compteur et là vous avez le droit à peu près au même discours comme quoi, il faut mettre sa ceinture, mais si vous êtes devant le chauffeur vous sort le regard qui dit "Ah bah t'as pas confiance en moi..." et si vous êtes derrière, il est impossible de s'attacher car pas de ceintures...
Ensuite où bien vous avez droit au chauffeur qui se prend pour Schumacher, qui dépasse dans tous les sens, qui prend la corde de chaque virage et qui freine au dernier moment ou bien vous avez le droit au gars qui accélère par petits coups et au bout de quelques minutes cela devient très énervant. Rassurez-vous, vous pouvez aussi tomber sur le gars qui a eu son permis ailleurs que dans une pochette surprise et qui vous emmène où vous voudrez dans de bonnes conditions...
Je suis consterné par un truc depuis pas mal de temps. Pas que je n'en dorme pas la nuit, non, mais je pige pas. Je suppose qu'il faut avoir été maintenu dans une grande ignorance puis méchament maniplulé pour en arriver la... Est ce seulement la toute puissance du marketing? Je ne peux pas le croire. On s'en serait rendu compte! non, il y a sans doute autre chose... Pourquoi cette facination pour le monde de l'ouest? Pourquoi tous les modeles de beauté sont western? C'est quoi cette vilaine maladie de foutre des images de blondes a gros nichons sur les affiches et dans les magazines, en icones de la beauté? quand toutes les petites filles dans ce pays ont les yeux bridés les cheuveux noirs et raides et que jamais, au grand jamais elle ressembleront a Britney ou a Claudia? Meme pas la plus petite chance que ca arrive. Dans tous les magasins, les mannequins en plastique ont des tete de "blanc" et pas les yeux bridés... c'est quoi le probleme? ca doit etre tellement etrange de vivre avec en tete des modeles auquels on ne ressemblera jamais... comme une sorte de paradis defendu. Il faudrait imaginer Paris avec dans les magazines et sur les affiches, dans les magasins et sur les runways que des icones asiatiques. Ca doit faire un drole d'effet! Je n'emmet pas de jugement de valeurs. Je reflechissais juste au fait qu'en France pas mal de jeunes filles se rendent malades en essayant de ressembler aux fausses images trafiquées sur photoshop de nana toutes maigres. Mourire d'anorexie en essayant de ressembler a un ideal de beauté virtuel...WoW!. Les pro ana son malheureusement de plus en plus nombreuses a tomber dans le panneau...Les Chinoises devront elles elles aussi souffrire mille mort pour se faire rajouter des nichons et au final ne jamais vraiment ressembler a plus rien? quelle drole de culture...
Ce week end il y avait dans la ville juste ce qu'il faut de lumière. cette lumiere d'hiver qui glace, et écrase tout. Cette jeune fille avait l'air très concentrée sur le choix de ses bijoux. j'aime la lumière qui éclaire juste son visage. Comme une caresse.J'ai pris la liberté de changer un peu le style des photos du blog en mettant des mini histoires en deux photos. Juste une idée comme ça, histoire de faire évoluer les choses. (Carino, tu sabes porque...verdad?). J'espère que le concept saura vous séduire.
Il y a des photos qui sont plus rares à faire que d'autre...Et en Chine, on embrasse pas. Pas en publique. On est si loin des trois bises du matin: "salut, tu (bise) vas (bise) bien (bises)?" . On ne "bise" pas dans cette culture. Les signes d'enpathie sont ailleurs. Je ne les ai pas tous trouvé. Quand on vit dans un monde ou l'on ne comprends pas ce qui se dit, et ou l'on ne peut clairement lire, et encore moins exprimer verbalement ce que l'on ressent,on se sent un peut handicapé. Comme avec tous les handicaps, l'etre humain s'adapte. Curieusement, on devient, sans s'en rendre compte, beaucoup plus sensible a d'autre sens que l'ouie ou la parole, puisque nous n'y avons accés que partiellement. L'observation devient notre unique sens. Frustration pour les uns a qui on a oté trop de facultés d'expression, délice pour le photographe qui exerce son oeil de façon encore plus instinctive. Nous sommes, malgré nous, devenu beaucoup plus instinctifs. Guetter un changement d'expression sur un visage, une attitude, un geste. Notre façon de nous exprimer a aussi changé. Comme s'il fallait forcer les attitudes pour se faire comprendre. Sourire deviens une arme de dissuasion massive, entrer dans une colère noire, l'unique façon d'exprimer notre désaccord...Tous les expats vivent la meme aventure humaine, et s'adaptent. Ici on ne bise pas, mais on se tient volontier par la main entre copine. Encore un décalage...
Moi je sature? qu'est ce qui vous fait croire ça? Non c'est juste qu'il faut se réhabituer à tout...
Il y a la théorie, puis viens la pratique. Dans ta face. De retour en Chine après un si long mois au chaud, toujours en Asie, mais dans l'environement beaucoup plus westernisé de la Malaisie, le choc est toujours aussi rude. Surtout au travail. Hiérarchie, maudite hérarchie. Le balais. Dans le cul, le balais. Voila ou tu dois te le mettre. Désapprendre, toute la gestion de projets en équipes, retourner a l'age de pierre de la discipline version armée. Chef et sous chefs. Régression. Il faut rester solide. Résister. Croire en des valeurs qui ont fait leurs preuves. Mais qui a raison? Quel succès attendre de notre bonheur capitaliste. Au fond avons nous vraiment quelque chose de mieux a proposer? Assied toi au bord de la rivière et regarde passer le cadavre de ton ennemi, disait confusius. Je dois avaler sans broncher tout un tas de sornettes, sur le respect, la soumission, le professionalisme, les règles, version Chinoise. Cette éducation oppresse parfois jusqu'a prendre son balais pour un fusil, et a entamer une joyeuse marche vers un avenir incertains. C'est David contre Goliath. Meta.julien contre tous Chacal, aventurier contre tous guerriers, whoooo ho ho.... Le plus difficile ici, au travail, c'est de rester sain d'esprit....
Jour triste pour un enterrement en rêgle. Avec précision elle va choisir, essayer, laisser, re-essayer, inlassablement. La Shanghaienne, elle est comme ça. On ne plaisante pas avec la mode, surtout quand il s'agit d'en profiter. Le temps est venu. Accéder enfin au matériel, à ce truc étrange qui fait qu'elle pourra enfin ressembler aux pubs lassives du métro... Comme partout chez nous le temps des soldes est arrivé. Pareil, tout pareil, même frénésie d'achats, même pulsion à assouvir. Elle a ce regard hautain de la parvenue, suivie comme un toutou par celui qui devra payer: son homme, comme son ombre, ou plutôt comme un fantôme...Il sait qu'il ne peut y couper: c'est l'heure d'enterrer sa visa. Mi rejouis à l'idée de satisfaire sa poupée, mi effrayé à l'idée du nombre de bières qu'il aurait pu engloutir avec sa bande de potes... Il faut acheter, posséder. Maintenant! ne pas louper l'affaire! La belle affaire...bienvenu au club des capitalistes...







