Si comme la majorite des Chinois tu es atteint de curiosite aigue, viens etancher ta curiosite et satisfaire ta soif en rencontrant le creme de ceux qui pensent que Shanghai c'est ici et maintenant. Les petits Francais qui se plaisent a vivre a Shanghai et qui l'ecrivent ou le lise, sans oublier de le vivre...Les habitues seront la pour feter l'arrivee des nouveaux qui seront les bienvenus ou pour pleurer le depart de ceux qui quittent.
华亭路85号 (靠近淮海路)
Le ventilateur de la clim ronronne...il fait chaud. Tres chaud. Brutalement. Sans prevenir. Jour historique hier a Shanghai la temperature est montee jusqu'a 37 degres. Cela ne s'etait pas vu depuis 150 ans...Moite. Du coup le corps en prend un coup, et tout va un peu plus lentement...Une douce apathie generale s'installe. Je ne cherche pas d'excuse particuliere a mon abscence de post sur le blog cette derniere semaine, mais il est vrai que la temperature affecte tout le monde. Nous sommes en plus en periode critique de mondial de foot. Compte tenu du decalage horaire, les matchs commencent a 21H et le dernier debute a 3H du matin...Les afficionados ont les yeux encore plus tires le matin pour effourcher la bicyclette et faire les quelques kilometre pour rejoindre l'usine. Dans la fournaise. Grosse fleme donc sur Shanghai, ou il faudra bien d'habituer a cet etat de fait ! Viendront bientot les restrictions d'electricite qui nous obligeront a couper la clim au boulo, debut juillet...je me rejouis de couler sur mon clavier. haut les coeurs!
C'est le bordel. Partout. On apprend a vivre avec. En gros c'est comme a l'armee: "pas vu pas pris!" on maquille, on arrange...Partout a Shanghai on bricole dans l'urgence. Alors forcement ca marchouille...Il faut s'y faire. D'une certaine facon il faut developper des tresors d'ingeniosite pour demerder des situations inextricables. Il semble que l'on ne puisse faire preuve de creativite que par necessite, voir dans l'adversite. Une philosophie...dangereuse bien sur, mais le prix de la vie humaine ici n'est certainement pas la meme que dans notre vieille Europe sous oxygene de subventions...un peu de fatigue donc apres une bonne grosse semaine en Malaysie, ou ca ne va pas plus fort qu'ici! Je suis tout de meme content de retrouver mon petit bordel a moi, mon petit bordel chinois.
C'etait latent depuis quelques temps deja. Quelques indices climatiques ne pouvaient plus etre nies...Le retour du vent et de la pluie,comme un signe de changement. L'ete fait sa brusque apparition. La temperature fait un bond soudain de frileuses nuits sans etoiles a un furieux soleil voile par l'epaisse couche de crasse ambiente. Il ne faut pas s'y meprendre le typhon de la semaine passee etait le signe annonciateur des chaleurs etoufantes a venir. Brusquement presque sans prevenir. Nous pouvons donc gouter aux meilleurs jours de l'annee dans le jardin. Chose promise chose due, nous avons fete digment l'evenement en compagnie de bloggeurs de renom dans le jardin. La piscine du compund ce week end etait pleine a craquer. Il faut vite vite se depecher de profiter de ces quelques jours de bonheur avant l'envol des tai tai (et leur progeniture) vers leur grande migration d'ete. et surtout avant l'apparition des moustiques qui ont une facheuse tendance a gacher les fins de soirees voir les nuits le cas echeant. Les belles en Europe se decouvrent a l'arrivee des beaux jours, ici c'est le contraire. criteres de beaute obligent, elles se couvrent pour eviter de prendre le moindre rayon de soleil, qui pourrait indiquer que leur niveau social les oblige a travailler dehors (ou meme a tavailler tout cours...) Le cours du chapeau ou de l'ombrelle voir de la visiere integrale (a l'instar du voile en Malaysie...) qui donne l'impression de parler avec dark vador, augmente en fleche. le cote obsure de la force..."l'ete s'ra chaud l'ete s'ra chaud dans les tee shirts dans les maillots..." je reprendrai bien un petit pastis moi ! on se voit au camping?
Toujours assez difficile de deviner qui est riche et qui ne l'est pas dans ce pays...Pour les hommes c'est quasiment impossible. On peut bien se douter que s'il conduit un Porche Cayenne S ses affaires roulent, mais ça peut aussi n'être que le chauffeur, vu qu'ils sont fringués pareil. Pour les femmes, c'est un peu plus facile, La toilette renseigne pas mal sur son niveau de vie...Mais avec tous les faux qui circulent, une beauté en Dior travaille peut être a l'usine...Mais ce n'est pas l'objet de cet article. En fait le week end, les beauté Shanghainese qui veulent faire du shopping vont aux nouveaux magasins outlet sur hong xing ping kong lu. Magasins d'usine ou tout est a moitié pris mais ou tout reste bien trop cher pour le consommateur de base. Pas folle la guêpe! Résultat a se promener dans cet endroit on croise ces femmes de Shanghai avec la ferme intention de se fringuer avec de la marque mais au meilleur prix. On les reconnais facilement elles ont le regard hautain des parvenus. En français: elles se la pète, montées sur talons aiguilles, la démarche qui tord du cul et son mec qui suit un peu perdu. trousseau de clef attaché a la ceintures, il pousse ses éternelles chaussures noires en faux cuir avec le petit truc qui brille sur le dessus, pantalon noir, pauvre tee-shirt au goût vieillot. clope au bec il suit la belle dans ses pérégrinations...Autant les femmes sont au top de la mode, autant leurs pretendants s'habillent comme des sacs...Les signes exterieurs de richesse sont donc ailleurs...
Jolie soirée hier au C's bar avec le troupe des blogeurs de Shanghai...Juste un petit post en vitesse avant d'attraper notre avion pour Pekin ce matin. Tout le gratin etait la, tranquille. On devait etre une dizaine, un bel effort pour une ville de 20 millions d'habitants! Ca nous permet de rester droit dans nos botes face aux blogeurs de Pekin qui n'ont guere rassemblé qu'une douzaine de personnes... ;-) (12 selon la police, cent selon les organisateurs...). Continuez a blogger fort!
A nous Pekin!
Paul comme son papa est un petit coquin qui see raconte beaucoup d'histoires. Sa fenetre a lui elle est dans le ciel et son monde celui de glouk glouk ou il peut realiser toutes ses fantaisies. Les hommes sont tous des chevaliers et les femmes des princesses. on y mange que des glaces et des smarties. pas besoin de se brosser les dents, les caries n'existent pas...il y a des monstres et des dragons, mais avec une bonne epee on peut les tuer. on peut sauter par la fenetre sans probleme puisqu'on peut voler! Que serions nous sans cette source d'amour inconditionelle? Au fond ne sommes nous pas sur terre juste pour vivre ce bonheur...
Avec toute l'equipe (4 adultes et 6 enfants) nous serons a Pekin le 28 pour 4 jours...il y aura des bloggeurs pekinois dans le coin ou tout le monde deserte la capitale? j'aurais plaisir a vous rencontrer!

Je réalise après tout ce temps passé dans Shanghai, que je n'ai toujours pas mis la photo que tout le monde attend de cette ville. Réticence bien normale, quand on passe son temps bien plus intéressé par les détails innombrables de la vie trépidante de cette ville, que par les iconnes ostantatoires. A la faveur d'une petite ballade "de l'autre cote" , Shanghai rive droite, découverte avec Eric et Anne-Helene de la partie japonisante de la ville. Même débauche de verre et d'acier, l'espace en plus. Pour ceux qui veulent pas faire comme dans les guides touristiques et en avoir pour leur argent, au lieu de monter à la Jim Mao tower au 88eme étage par l'ascenseur sans intérêt du belvédère, voici le meilleur plan. Se pointer a l'entree de l'hayatt (cote sud de la tour) entrer comme un bon client (Avec sa bonne tête de laowai, le regard perdu dans l'azur...) monter au 54 eme étage au lobby de l'hayatt, c'est gratos...se payer un vertige hallucinant en entrant dans le bar central du lobby en levant la tete: 40 étages creux surplombent le piano...de la un tour aux toilettes des hommes permet d'avoir une des meilleures vue de la ville. N'ayant toujours pas dépensé une seule tune, se diriger vers les ascenseurs qui montent au club 9 (le bar en haut de la tour au 87 eme. Y arriver avant 20H (après il faut payer un fee d'entre....lol) et prendre une table cote bund. Les conso sont pas données mais pour 80 rmb on a un petit martini bien relax! et une vue identique a celle du 88eme, sans la troupe de touristes chinois qui vous pousse pour faire une pauvre photo au flash...résultat, vous voila assis confortablement, avec un petit drink ,sur le toit de la ville pour la moitie du prix de la montée aux bestiaux...demander du rab de cahuetes, en ralant?
Comme dit Annibal dans « l'agence tout risque » : « j'aime quand un plan se déroule sans accros »
Pour ne pas perdre les bonnes habitudes, voici notre petite réunion de ceux qui aiment étaler leur vie sur support virtuel...et comme le virtuel, ça lasse parfois, autant en profiter pour se rencontrer en vrai, et profiter de cette excellente compagnie.
Vous etes donc tous invités au C's, dans une ambiance un peu différente de notre prétendent pot au Barbarossa...Shanghai est une ville de contrastes et grâce a Cyrille certains vont découvrire le Shanghai underground! consos a un prix abordable pour ceux qui ne vivent pas avec un salaire d'expat nanti...
Rendez-vous donc le jeudi 27 avril 2006 au C's bar 19:30 pour toute la troupe. Il faut encore une fois montrer à ceux de Pékin, qui sont les rois de la fête en Chine. Nos amis Pékinois essayent de rivaliser le même jour, avec l'objectif désespèré de réunir plus de monde...Julien a une réputation ne le décevez pas!
Au plaisir de vous retrouver tous! fidèles ou infidèles, lecteurs ou auteurs, heureux ou malheureux, tous ensemble: a l'est que du nouveau....

Dans le cockpit de ma tête un vendredi soir. Sortie hebdomadaire avec les copains. Resto nouveau a chaque fois mais toujours le même scénario. Grande table et centre en verre qui tourne. Une assiette ridiculement petite et une sorte de bol avec une cueillere pour mettre dans sa bouche tout ce que l'on ne peut pas s'attraper avec les baguettes...(dur la soupe avec les baguettes). Ce vendredi c'était "tête de canard". Wow...stressés de la grippe aviaire s'abstenir, en arrivant une montagne de têtes de canards trônait au milieu de la table. Donald en version rouge piment Sishuan. La première appréhension passée, on découvre un nouveau monde de saveurs. A l'intérieur de la tête, il y a le cerveau (de la taille moyenne de celui d'une blonde en Europe...) qui a plutôt le goût et la texture du pate. C'est fin, ça se mange sans fin...et le reste (on ne sais pas trop quoi au juste) le bec qu'il vaut mieux recracher, le transit serait trop chaotique. Bientôt la bouche en feu à cause des piments, les lèvres sont incapables de réagir, et tout le monde sue gentiment. Pour accompagner, bien sur toute, une série de plats tous plus colorés les un que les autres. Et le Grall: la bière. L'élément incontournable d'un repas dans ce pays, l'assurance d'un moment festif. Il faut en boire beaucoup, pour être heureux. Et ça échauffe vite les esprits. Un conseil, rester serein sur les défis au "cul sec" lance par chacun a tour de rôle (hurler: "gum bei" a l'attention de celui qui a l'air le plus cuit, juste pour voir si un verre de plus le fera chanter l’international la main sur le coeur...a moi que ce ne soit moi). Autre incontournable de l'exercice: la cigarette. Torrailler tout au long du repas, parler de plus en plus bruyamment, ou s'endormir sur sa chaise, chacun son combat. Mais toujours une bonne éclate, et l'orgie est toujours réussie. c'est simple le bonheur finalement....