Ma petite cherie a eu l'idée farfelue de m'offrir un nouveau jouet... Une idée génial si l'on écoute les commentaires des vieux du village a coté de la maison! Pour cet artcile il serait approprié de se passer un "La grange" de ZZtop (a la limite un ptit "gimme all your lovin' " ferait aussi l'affaire...). En effet ça swing pas mal, assis sur le nouveau moteur 125cc tellement plus onctueux que mon precedent 50cc. Une creme de sensations si l'on considère les modifs apportées au design radical par Sachs: refroidissement de l'huile moteur par un sexy petit radiateur, nouveau guidon galbé, nouveau reservoir pour tirer jusqu'a 200 bornes, une selle trop confortable, et la petite specialité maison, la ligne d'échappement en titane... Cette nouvelle ligne d'échappement qui reste froide est un truc monstrueux et je ne me lasse pas d'en écouter la complainte issue direct des entrailles de l'enfer. Un bruit sourd, puissant a l'accélération et des qu'on lache la poignée des gazes, le ciel se dechire d'une série de retour de combution dans le pot qui font resonner tout le quartier... du bonheur brut pour l'ingénieur aux oreilles si sensibles a la mecanique. La couleur a viré au noir pour cette nouvelle moto, me voila passé du coté obscure de la force... Dark vador des rues de la megapole sur son chariot de feux. Un appat fantastique pour tous ces Chinois si curieux de tout. Il me suffit de garer la moto dans le rue et d'attendre. Il ne faut pas beaucoup plus de quelques minutes pour shooter une pure série de portraits de locaux avec leurs yeux de gamin bien grands ouverts, comme mon Paul le jour de noel.
Tout etre humain a besoin de reconaissance. Pourquoi en serait il autrement en Chine? Cette notion bien loin des preoccupations quotidiennes a Shanghai, semble tout simplement ne pas avoir été intégré de ce coté de la planete... Il y a bien les medailles et les honneurs rendus...bla bla bla. pas beaucoup de mains sur l'epaule pour dire " c'est du bon boulot mon gars." Je recois beaucoup d'encouragement ces derniers temps de la part de mes lecteurs. Ca me fait du bien. Julien on aime tes images. Merci.
Certaines habitudes semblent révéler une absolue insouciance, ou un défi permanent aux danger. Comme si le nier revenait à le rendre invisible. Un phénomene pas seulement Chinois, une étude francaise sur le port de la ceinture en France montrait clairement qui le fait de boucler sa ceinture était un sorte d'aveux que "oui l'accident est possible..." Constat térifiant si l'on se croit le roi de la route. Beaucoup de gens pensent que d'accepter le danger potentiel, c'est déja le vivre. Etrange comprotement humain. Les filles aux chevilles si frèles à l'arrière des scooter prennent tous les risques potentiels innerants au slalom entre camions surchargés et taxi enervés... Une sorte de défi à la logique pure. Pour moi cela crée de purs instants d'éphémère. Cette position si vulnerable allongée a l'arriere du scooter, cree la grace. La finesse de ces jambes qui se balancent au gres des innombrables dangers du voyage sont pour moi l'ultime luxe un moment de délicate beauté...Le temps se suspend le temps du vol, et l'on se prend a rêver d'un monde meilleur. On est vite rattrapé par le cruauté de la situation et les accidents sont si fréquents qu'il vaut bien sur mieux prévenir que guérir. C'est surrement la folie de ce comportement qui le rend si émouvant...
Avec l'été qui n'en fini pas de se prolonger a Shanghai, une petite virée en moto s'imposait ce week end. Ambiance détendue avec une armée de bikers débrides, pour un road trip d'enfer jusqu'aux lacs de l'ouest de la ville. Grosses cylindrées et petites pépés, tout l'univers du parfait biker version crabe (délicieux a cette saison) riz baguettes bière... Ni dieu, ni maître pour une jolie journée, ou enfin les motards reprennent le control de la route et obligent les camions a se ranger! l'effet de masse, la force d'une foule rugissante. Il y en avait pour tous les goûts, des gros cubes rugissants aux pocket bikes pétaradants, en passant par les incontournables scooters. Mais qu'importe la bouteille pourvu qu'on ait l'ivresse...J'ai croisé des gens sympa, plutôt ouverts, soucieux de la sécurité. Quelques têtes brûlées aussi, mais globalement une journée plutôt sage. Quel plaisir de pouvoir rouler tout droit des heures la poignée en coin...dure la vie a Shanghouse... (pour ceux qui ne satisfont plus d'une seule photo par article j'ai uploade une cinquantaine de photos de ce week end sur Flikr ICI, satisfait ta curiosite!)
Voila une bonne occasion pour se réécouter un peu de Wagner. Les buildings ce soir ont une tête de "vaisseau fantôme" dans la légère bruine signe avant coureur de l'arrivée imminente de l'hiver. Les masses d'acier et de verre se dressent majestueusement en plongeant leurs racines dans une vie grouillante de vélos et de bricoles. Leurs lignes contrastent furieusement avec la simplicité de la vie organique qui les nourrit. Une armée de travailleurs, qui quittent le bureau le regard perdu, tel la sève bouillonnante d'un arbre de Noël anachronique. Contrastes encore entre l'immuable de ces formes qui se dressent dans le ciel et les changements permanents de la vie en bas. Ciel visqueux, circulation chaotique, mais toujours ces mêmes sourires au coin de la rue. Dans ce pays tout devient humain. La masse humaine fini par apprivoiser le beton, et l'on se sent moins seul...
Comme tout change si vite a Shanghai j'en profite pour rafraichir un peu le titre du blog, pour combattre ce rythme effrene et prendre le temps de regarder les choses. Acteur et pas seulement spectateur de cette vie trepidante. En prime pour ceux qui ont l'impression que mes frequents voyages en Malaisie ressemblent a des week end au club med j'ajoute une petite photo de mon quotidien en Usine... Pendant longtemps ma perception de la Malaisie s'est limitee a cette fenetre. Un bout de ciel bleu dans les decibels des machines de production. Pas vraiment du vent dans les voiles et des meufs a poil...Vous aimez ce nouveau titre pour le blog?
Pour ceux qui n'ont pas eu le plaisir d'ecouter mon blog sur la RSR (Radio Suisse Romande) voici le lien ICI qui permettra d'ecouter ces textes avec une voix delicieuse! merci a G!G qui heberge les textes et l'enregistrement radiophonique. Ce blog c'est une orange, un melange d'amertume a l'exterieur et c'est tout sucre et juteux a l'interieur. bon rafraichissement!
Assurément de tels hommes n'attribueront de réalité qu'aux ombres des objets fabriqués. Considère maintenant ce qui leur arrivera naturellement si on les délivre de leurs chaines et qu'on les guérisse de leur ignorance. Qu'on détache l'un de ces prisonniers, qu'on le force à se dresser immédiatement, à tourner le cou, à marcher, à lever les yeux vers la lumière : en faisant tous ces mouvements, il souffrira et l'éblouissement l'empêchera de distinguer ces objets dont tout à l'heure il voyait les ombres. Que crois-tu donc qu'il répondra si quelqu'un lui vient dire qu'il n'a vu jusqu'alors que de vains fantômes, mais qu'à présent, plus près de la réalité et tourné vers des objets plus réels, il voit plus juste ? Si, enfin, en lui montrant chacune des choses qui passent, on l'oblige à force de questions, à dire ce que c'est ? Ne penses-tu pas qu'il sera embarrassé, et que les ombres qu'il voyait tout à l'heure lui paraitront plus vraies que les objets qu'on lui montre maintenant ?
Et si on le force à regarder la lumière elle même, ses yeux n'en seront-ils pas blessés? N'en fuira-t-il pas la vue pour retourner aux choses qu'il peut regarder, et ne croira-t-il pas que ces dernières sont réellement plus distinctes que celles qu'on lui montre? (Platon extrait de la République - Livre VII
putain c'est dur de former des chinois...
La Malaisie a une tres grande part de musulmans dans sa population. Plus on trace vers l'est et plus cette part augmente. On trouve aussi pas mal d'indous indouhistes, des chinois boudhistes, des Malais malins, et des moins malins aussi...Bref tout ce petit monde cohabite dans un joyeux merdier qui fait plaisir a voir. En toute decontraction, on croise des mini-jupes sur les fesses plates de chinoises, et des maxi jupes foulard sur les epaules des locales. Il y a un truc qui me fait delirer avec les jeunes filles musulmanes, c'est leur capacite a s'adapter a une religion qui leur interdit de trop en montrer: elle porte la tunique traditionnelle, mais laissent deviner des talons aiguilles de 15 cm...Tout en nuances donc...Nous sommes arrive en plein ramadan du cote de Kuantan. Au coucher du soleil, on se precipite donc dans d'immenses marches a ciel ouvert et a l'heure fatidique on se jette sur la bouffe avec l'appetit de celui qui n'a rien bouffe depuis des lustres. Une sorte de grande bouffe generale dans la rue, partout ou on peut, du moment que ca appaise la faim. Mes trois cheries sur la photo attendent patiement l'heure de satisfaire leur estomac en faisant un peu de shopping. La derniere m'a vu cadrer "las tres marias", elle s'est bien vite cachee...mais la curiosite est plus forte que la faim, et elle a fini par se retourner...et clac! dans la boite la curieuse...
Encore un voyage en Asie et encore des surprises... La cote sauvage de l'est de la Malaisie cache des tresors dans sa jungle tropicale. Quelle bonheur de decouvrir cette cascade du cote de kuantan. Un petit cote hollywood chewing gum, mais tellement rafraichissant...Des singes partout dans les arbres. Premier contact avec cette foret prehistorique qui redonne gout a une nature perdue dans les grattes ciel de Shanghai. Il faut ressentir l'intense vie grouiller au coeur de cette foret pour comprendre sa fragilite. le moment etait tout simplement beau.
Le premier truc qui frappe en arrivant à Tokyo, au-delà de la saisissante propreté générale, c'est le silence ambiant. Quand on débarque tout droit de l'énorme ogre qu'est Shanghai, on se surprend à tendre l'oreille pour guetter le bruit d'un klaxonne ou un de ces énormes camions tout crasseux qui fendent le trafic au mépris de toutes les règles. Mais rien. Un calme insolite pour une fourmilière en cravate qui grouille noir de monde tôt le matin jusque tard le soir. Une fois ce premier choc passé, on se plait a redécouvrir une vie plus paisible, mais aussi beaucoup plus (trop?) aseptisée. Je pensais me retrouver dans une BD d’Akira avec une ville futuriste toute en hauteur, buildings de verre et tout. Mais il n’en est rien. Tokyo est une ville de lilliputiens qui vivent dans des espaces tout petits. Et tout va avec : la voiture de oui-oui pour rentrer dans le minuscule garage, les petites assiettes pour manger une sorte de nourriture qui nourrit pas son homme…genre nouvelle cuisine version tout a le goût de poisson. Et ces interdictions ! il y est interdit de fumer dans les rues…a grand renfort de panneaux explicatifs ou l’on distingue clairement une petite fille blonde ( saloperie d’étranger…) avec une grosse croix dessus genre « classe - pas classe » on est submergé de directives. J’aime quand les Japonais me fond ce signe désespéré en mettant leurs bras en croix devant ma face genre : Impossible !, ne pas faire !, pas bon !, non ! non ! non !. Alors je les regarde avec mon air bête de Chinois, et je sors un « wo ting bu tong » (littéralement en Chinois : Je t’entends mais je ne te comprends pas…) et je continue ce que j’étais en train de faire…Leur visage alors se décompose et c’est l’irréparable. J’aime cette petite maison jaune, elle résume assez bien l’état d’esprit de celui qui est dedans…Etroite la maison…







